Le questionnaire de Karasek : un outil de référence pour analyser le stress au travail

Le questionnaire de Karasek est l’un des outils les plus utilisés pour évaluer le stress au travail et analyser les risques psychosociaux (RPS) au sein des organisations. Développé en 1979 par le sociologue et psychologue américain Robert Karasek, ce modèle permet d’identifier comment certaines conditions de travail peuvent favoriser les tensions psychologiques et l’épuisement professionnel.

Aujourd’hui, cet outil est largement utilisé dans les diagnostics RPS, les démarches de prévention des risques professionnels et les audits de qualité de vie au travail (QVT). Il constitue donc une référence pour mieux comprendre les facteurs de stress liés à l’organisation du travail.

Le Questionnaire de KARASEK

Le modèle de Karasek : comprendre les sources du stress professionnel

Le modèle de Karasek repose sur l’analyse de trois dimensions clés de l’environnement de travail. Ensemble, elles permettent d’évaluer l’exposition des salariés au stress professionnel.

La demande psychologique

La demande psychologique correspond au niveau d’exigence du travail. Elle englobe plusieurs éléments liés à l’activité professionnelle.

Elle comprend notamment :

    • la charge de travail

    • la pression temporelle

    • la complexité des tâches

    • la nécessité de maintenir une attention constante

Ainsi, lorsque la demande psychologique est élevée, le niveau de stress peut augmenter. Toutefois, d’autres facteurs peuvent venir compenser cette pression.

La latitude décisionnelle

La latitude décisionnelle désigne le degré d’autonomie dont dispose un salarié dans l’organisation de son travail.

Elle repose principalement sur deux dimensions :

    • la possibilité de prendre des décisions dans son activité

    • l’utilisation et le développement des compétences

Plus un salarié bénéficie d’autonomie et de marges de manœuvre, plus il est en mesure de faire face aux exigences du travail. Cette autonomie joue donc un rôle important dans la régulation du stress professionnel.

Le soutien social

Le soutien social correspond à la qualité des relations professionnelles au sein de l’organisation.

Il peut provenir de plusieurs sources :

    • les collègues

    • l’encadrement

    • l’organisation du travail

Par ailleurs, un environnement de travail fondé sur la coopération, l’entraide et la reconnaissance constitue un facteur protecteur face au stress au travail.

Le « Job Strain » : la situation de tension au travail

Le modèle de Karasek met en évidence une situation particulièrement à risque appelée « Job Strain », que l’on peut traduire par tension au travail.

Cette configuration apparaît lorsque deux conditions sont réunies :

    • une forte demande psychologique

    • une faible latitude décisionnelle

Dans ce contexte, les salariés sont fortement sollicités tout en disposant de peu d’autonomie pour organiser leur travail. Le risque de stress chronique, d’épuisement professionnel ou de problèmes de santé au travail augmente alors significativement.

Lorsque s’ajoute un faible soutien social, on parle d’« iso-strain ». Cette situation est encore plus défavorable pour la santé des salariés.

Un outil clé dans le diagnostic des risques psychosociaux

Le questionnaire de Karasek est fréquemment utilisé dans les démarches de diagnostic des risques psychosociaux (RPS). Il permet d’identifier les situations de travail susceptibles de générer du stress et d’orienter les actions de prévention.

Les résultats obtenus permettent notamment de :

    • analyser l’organisation du travail

    • repérer les facteurs de stress professionnels

    • améliorer la qualité de vie au travail

    • construire des plans d’action de prévention des RPS

Ainsi, cet outil constitue un levier important pour les entreprises souhaitant améliorer les conditions de travail et préserver la santé psychologique des salariés.

Vers une meilleure prévention du stress au travail

L’analyse des facteurs identifiés par le modèle de Karasek permet aux organisations de mettre en place des actions concrètes de prévention.

Par exemple :

    • améliorer l’organisation du travail

    • renforcer l’autonomie des salariés

    • développer la coopération et le soutien entre les équipes

    • prévenir les situations de surcharge de travail

Ces actions contribuent donc à réduire les risques psychosociaux, améliorer le bien-être au travail et favoriser une performance durable des organisations.

Psychologue du travail Toulouse (31)

Marek CHELMINSKI Consultant 

Psychologue du travail Toulouse (31)

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